En 2003, remember, le printemps exhalait cette puanteur de busherie dégueulasse (qui ravissait « nos » fins penseurs) : les occasions de rire étaient rares.
Mais il y avait ce mec, totalement hallucinant : محمد سعيد الصحاف.
Mohammed Said al-Sahhaf.
Rappelle-toi : c’est le gars qui annonçait, le 7 avril 2003, dans Bagdad prise par les troupes américaines, que les soldats yankees se suicidaient par centaines aux portes de la ville - et qui, le 8 avril, ajoutait qu’ils étaient « sur le point de se rendre ou d’être brûlés dans leurs chars ».
Il était à hurler de rire.
Mais après la busherie : on n’a plus jamais entendu parler de lui.
Et là, ce soir ?
Je matais la soirélectorale sur France 2, et qui j’ai vu débouler ?
Mohammed !
Je l’ai pas immédiatement reconnu : il n’a plus ses lunettes, il a quitté son treillis, et surtout, il a maintenant les mêmes veuches que Luc Ferry - une espèce de coupe melba d’un autre monde.
Mais pour le reste : il est absolument tel qu’en lui-même, toujours aussi délirant - et d’une drôlerie à se pisser parmi, dès qu’il ouvre la bouche.
Putain : je suis bien content.