La grande peur de Tzipi Livni
Chef du gouvernement israélien il y a tout juste un an, pendant l’offensive contre Gaza, Tzipi Livni, aujourd’hui présidente du parti centriste Kadima, a du souci à se faire. Elle vient d’annuler un déplacement à Londres où elle devait assister à une réunion du Fonds national juif. Motif : une plainte a été déposée contre elle par des avocats britanniques de victimes palestiniennes. Mme Livni risquait fort d’être interpellée à sa descente d’avion après un mandat d’arrêt délivré par un juge britannique. Moshe Yaalon, vice-Premier ministre et chef d’état-major de l’armée pendant les massacres de Gaza, avait dû lui aussi annuler un voyage à Londres, quelques jours auparavant.
Leçon de diplomatie
Bernard Kouchner parle trop. Même son homologue, le ministre des Affaires étrangères iranien, l’a remarqué. « M. Kouchner parle beaucoup, a estimé lundi Manouchehr Mottaki, et je ne sais pas exactement de quoi il parle. » Cela en réponse à une question qui lui était posée après de nouvelles menaces de sanctions contre l’Iran proférées par le ministre français. « Il est préférable, a ajouté M. Mottaki, que la politique étrangère française ne s’aligne pas sur celle qu’adoptait Bush et que la France ait une politique étrangère à la hauteur de son poids. » Ce qu’on appelle une discrète leçon de diplomatie.


