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Par Michel Soudais - 19 mars 2010

Comment en Picardie le PS a rejeté le Front de gauche

Claude Gewerc, entre Laurence Rossignol (PS) et Olivier Chapuis-Roux (MUP)
Claude Gewerc, entre Laurence Rossignol (PS) et Olivier Chapuis-Roux (MUP)

Que s’est-il passé en Picardie ? Qui de Claude Gewerc, le président PS de la région, ou de Thierry Aury, la tête de liste régionale du Front de gauche, est responsable du fait que cette région est l’une des deux régions où un accord n’a pas été possible entre le PS et le Front de gauche ? Depuis l’annonce de ce constat d’échec mardi en fin d’après-midi, les deux camps se renvoient la responsabilité de l’échec. Du coup la presse préfère ne pas trancher, parant de neutralité une investigation paresseuse. « La faute à qui ? Dieu seul le sait », ose même le Courrier picard.

Laissons Dieu de côté. Il n’est d’aucune utilité pour répondre à cette question simple : Claude Gewerc, le président socialiste sortant voulait-il rassembler ? La réponse est clairement non. Il a en revanche tenté de semer la division entre les formations composant le Front de gauche, jouant le PG contre le PCF.

Non respect du choix des électeurs

La proposition de 3 places éligibles faite par le PS au Front de gauche, dès le lundi matin, n’était pas acceptable par ce dernier et Claude Gewerc ne pouvait pas ne pas le savoir. Le Front de gauche (FG) était il trop gourmand, comme il l’a prétendu sur certaines ondes ? Pour répondre à cette question il faut connaître le mode de scrutin. C’est lui qui a servi à déterminer le nombre de places éligibles auxquelles chaque liste pouvait prétendre pour fusionner. A l’issue de l’élection, la liste qui arrive en tête se voit attribuer d’office un quart des sièges à pourvoir. En Picardie, où 57 sièges sont à pourvoir, cela représente 15 sièges. Les 42 sièges restants sont attribués à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne. Dans le cas présent, le total du score des listes PS (26,64 %), Europe écologie (9,98 %), FG (5,35 %), étant de 42 %, une liste les rassemblant toutes les 3 pouvaient envisager obtenir, avec ce score, 33 sièges au moins. Probablement plus avec la dynamique qu’entraîne ce type de rassemblement.
C’est sur cette hypothèse que se calcule le nombre d’éligibles auxquels chaque composante de la liste de fusion peut prétendre en fonction de son poids dans l’alliance. Europe Ecologie (EE) représente 23,78 % du total de la liste, soit 7,84 sièges ; le FG 12,74 %, soit 4,20 sièges. Au début des négociations, les écologistes ont ainsi réclamé 8 ou 9 sièges tandis que le FG en demandait 5. Jusque là rien d’exorbitant. Au cours des discussions, la délégation du FG a même accepté de descendre à 4, quand le PS ne proposait au mieux que 3 places certaines et une place dite « charnière » [1] mais jugée ingagnable par le FG. Mieux, après le passage de Claude Bartolone, mardi à la mi-journée, le PS ne proposait plus que 2 sièges, avant de revenir à sa proposition antérieure.
Entre-temps, dès le lundi après-midi, EE avait obtenu les 8 sièges demandés.

Absence de la plus élémentaire courtoisie

A aucun moment Claude Gewerc n’a accepté de rencontrer la tête de liste du Front de gauche, préférant dépêcher des représentants pour discuter et négocier. Cette absence de la plus l’élémentaire courtoisie envers un partenaire outre l’arrogance et le mépris qu’elle dénote indique bien que, dans son esprit, il n’était pas question de traiter le FG comme un partenaire.

Tentative de débauchage du PG

Dès le début des discussions, les négociateurs de Claude Gewerc ont pressé les représentants du FG de donner leur réponse, prétextant le lundi qu’il fallait transmettre le soir même la nouvelle liste à l’imprimeur. Puis le mardi matin que la liste devait être bouclée à 10h, avant de finalement la déposer en préfecture avec la tête de liste EE vers 15h, comme on peut le voir dans un reportage de France3 Picardie. Néanmoins, une fois celle-ci déposée, il était encore possible de la modifier jusqu’à 18h.
De bonne source, Claude Gewerc a d’ailleurs appelé au téléphone, peu avant 17h, Marie-Jeanne Potin, conseillère régionale sortante et tête de liste PG dans l’Aisne [2], pour lui proposer de rejoindre sa liste, seule. Proposition à laquelle celle-ci n’a pas donné suite, mais qui montre au moins que les délais d’imprimerie n’étaient qu’un prétexte et que jusqu’au dernier moment il était possible de revoir la liste pour y intégrer des représentants du FG. Seulement Claude Gewerc souhaitait les choisir lui-même !

Close, la liste était déjà dans la presse

Dernier détail qui signe la volonté d’exclure le FG de la « liste de rassemblement » du deuxième tour, du moins sa composante communiste : sitôt l’accord conclu avec Europe écologie, lundi soir, Claude Gewerc a envoyé sa liste à la presse. L’Oise matin, édition locale du Parisien, en fait état dans son édition du 16 mars en publiant les 12 premiers de la liste dans l’Oise.

Extrait de l'Oise matin du 16 mars.
Extrait de l’Oise matin du 16 mars.

Destinataire de cette liste sans le FG, l’Observateur de Beauvais l’a, quant à lui, publié intégralement dès mardi matin sur son site internet. Quand on veut conserver une chance d’aboutir, on ne publie pas sa liste avant l’issue des négociations. C’est le B-A-ba.

Claude Gewerc a beau répéter qu’il « souhaitait le rassemblement » et avait « créé les conditions pour qu’il se fasse », les faits sont là. Quels que soient ses raisons, le président de la région Picardie qui affronte dans une triangulaire l’UMP (25,94 %) et le FN (15,80 %), a décidé de se passer du FG pour convaincre les électeurs de la liste conduite par Maxime Gremetz (6,21%), du NPA (3,01 %) et de LO (1,32 %) de voter pour sa liste. Au risque de s’aliéner une bonne part des électeurs de la gauche radicale et de l’extrême gauche, soit près de 16 % des suffrages exprimés.

Plus de places après l’accord avec Europe écologie

Comparant le Front de gauche à Europe écologie, Claude Gewerc a expliqué mercredi matin, sur France bleue Picardie, que ces derniers « ont été plus souples et ont su rentrer dans un moule ». Mais « Sur le plan programmatique ils ont accepté le cœur de notre programme qui était notre cœur de cible » (sic), a-t-il ajouté, précisant que le seul compromis qu’a eu à faire le PS « a été sur les places ». Et d’ajouter que sa liste comprend « 8 écologistes en position éligible et 9 partenaires du premier tour en position éligible [3], ce qui fait 17 sur 34. Le PS qui a mené la bataille et amené le plus de troupes aura tout juste la majorité des sièges. » Un décompte qui montre, là encore, qu’après l’intégration d’EE, il n’avait plus aucune place à distribuer.
En construisant sa liste au premier tour, Claude Gewerc n’avait vraisemblablement pas imaginé que le FG passerait la barre des 5 %. A l’issue du premier tour, il n’a fait que s’entêter dans son erreur.


Notes

[1] Gagnable dans l’hypothèse d’un score élevé.

[2] Membre des Verts, elle en a démissionné avec la députée de Paris, Martine Billard, et a rejoint ensuite le Parti de gauche.

[3] Parmi eux, deux « bons » communistes, Daniel Beurdeley et Olivier Chapuis-Roux, vice-présidents de la région tous les deux. En désaccord avec la stratégie du Front de gauche, approuvée par plus de 90 % des communistes picards, ils ont rejoint le Mouvement unitaire progressiste de Robert Hue.

Commentaires de forum
  • Francisco 19 mars 2010 à 09:49

    Cette eventualite n’avait-elle pas été envisagée par les adhérents du PCF lors du vote de novEmbre ? cela pouvait sembler prévisible... a moins que le débat interne ait été tronque... Et que le seul rejet (du reste compréhensible...) du PS ait emporte le vote ? Il me semble assez illogique de vouloir a tout prix une liste d’union avec le PS au 2ème tour quand on l’a rejetée avec autant de force au premier... Le PS serait-il redevenu fréquentable entre les deux tours ?

  • Michel Soudais 19 mars 2010 à 10:03

    La question n’est pas de savoir si le PS est redevenu fréquentable. Vous confondez, comme beaucoup de gens, fusion de liste et capitulation. Or justement les formations qui se présentent de manière autonome au premier tour le font pour défendre leurs idées et en demandant à fusionner ensuite, elles le font pour deux raisons :

    1. battre la droite

    2. avoir une représentation de leurs idées dans l’institution qui soit conforme au vote des électeurs du premier tour. Et ceci pour continuer à les défendre durant toute la durée de la mandature.

    C’est la loi électorale qui impose cette "règle du jeu". Et le fait pour EE ou le FG de fusionner avec le PS ne vaut pas approbation subite de ce que EE ou le FG critiquaient la veille.

  • YVES BUREAU 19 mars 2010 à 15:04

    L’ATTITUDE DE C GEWERC RESSEMBLE ETRANGEMENT A CELLE QU’AURAIT PU AVOIR UN ELU DE L’UMP .MAIS DANS LES FAITS Y-A-T -IL BEAUCOUP DE DIFFERENCE ENTRE LA DROITE ET LE"SOCIALISME" ? YB

    •  
      Michel Soudais 19 mars 2010 à 15:14

      Yves, ce serait aimable de ne pas "crier" dans tes commentaires et donc de ne plus utiliser de majuscules... Merci.
      Pour répondre à ta question, oui il y a des différences entre la droite et le "socialisme" même si celui-ci s’est éloigné fortement de sa matrice originelle.

  • POTIN Marie-Jeanne 19 mars 2010 à 15:39

    Monsieur Soudais,

    Vous avez écrit que "De bonne source, Claude Gewerc a d’ailleurs appelé au téléphone, peu avant 17h, Marie-Jeanne Potin, conseillère régionale sortante et tête de liste PG dans l’Aisne [2], pour lui proposer de rejoindre sa liste, seule."

    Je ne sais quelles sont vos sources, mais il s’agit là d’un mensonge éhonté. Un journaliste de votre niveau se doit, avant de relayer des "informations",au moins appeler la personne mise en cause ; j’ajoute que cela vous aurait été facile ! La main que vous mettez à la désinformation en Picardie ne vous honore pas.
    Marie-Jeanne POTIN,
    conseillère régionale sortante,
    tête de liste du Front de Gauche dans l’Aisne

    •  
      Michel Soudais 19 mars 2010 à 16:26

      J’enregistre votre démenti. Mais ses raisons m’échappent. Car sur le fond je maintiens l’intégralité de mon information. Et vous avez raison de parler de sources au pluriel : la malencontreuse omission du "s" sur deux mots pourrait laisser penser que je ne tiens mon information que d’une seule source.

      Je ne vois toutefois pas en quoi évoquer cette anecdote, aussi significative soit-elle, vous met en cause. Le fait que vous ayez refusé de vous désolidariser de la liste à laquelle vous apparteniez ne peut vous être reproché par personne. Au contraire.

  • YVES BUREAU 19 mars 2010 à 18:50

    ok j’ai bien pris note .mais comme j"ai des problémes d’audition ,ceci explique peut etre cela !
    merci yb

  • Patricia 19 mars 2010 à 22:49

    Mauvaise information du journaliste ou désinformation de la part de Mme Potin ? Là, il y a un problème car les rumeurs qui circulent en Picardie, et précisément à Crépy-en-Valois (Oise), confirment ce que le journaliste de Politis avance dans son article et que Mme Potin remet en cause dans son commentaire !

  • Serge Vauley 20 mars 2010 à 00:36

    Trève de chamailleries, lisez plutot l’appréciation d’un protagoniste sur : http.//www.melin-multimedia.com
    Bien à vous

    •  
      Michel Soudais 21 mars 2010 à 19:52

      Je connais cette source, quoique ce soit bien le premier post politique qu’on y trouve. Une appréciation n’est pas un fait. Mais les commentaires qui suivent ce témoignage sont aussi très éclairants.

  • JF Klébert 20 mars 2010 à 04:40

    Bonjour,

    A titre personnel, je préfère avoir un ennemi en face de moi qu’un faux ami dans le dos.
    Donc au second tour, et malgré beaucoup d’hésitations, ce PS là n’aura pas mon suffrage.
    Qu’en ferait-il d’ailleurs, s’il commence à refuser la participation de ceux à qui je fais confiance.
    Je ferais même en sorte que ma voix compte double contre ces procédés honteux...

    Et j’appelle largement autour de moi mes amis à faire de même.

    JF Klébert

  • POTIN Marie-Jeanne 20 mars 2010 à 10:35

    Pour Patricia : Madame,

    Pour ma part je ne fais pas de politique avec les rumeurs.
    J’invite celles/ceux qui s’activent à faire circuler des rumeurs, plutôt que de faire avancer le travail de la Gauche dont les Picards ont besoin, à me rencontrer. Vous me parlez de Crépy : je suis prête à m’y rendre.

    Marie-Jeanne POTIN

    06 08 88 46 19

  • Ange 20 mars 2010 à 18:34

    Je ne sais pas quoi voter demain, puisqu il y a que 3 listes de droite, on voit bien que le PS reste toujours a droite par rapport au Parti Communiste. On a déja Robert Hue et Gremez qu ils l’ont flingués avec leur M.U.P.
    De plus je trouve scandalleux de voir 2 candidats qui porte l’étiquette Communiste sur la liste de Gewerc comme Daniel Beuderlay ou patrice Carvalo, il ne faut pas mentir ils sont du MUP, Pas Communiste
    Allez je voterai blanc demain.

  • Bernard Langlois 20 mars 2010 à 19:23

    Bon ! Ce n’était donc qu’un potin ? :-)

  • Clément Lorillec, élu communiste d’Hirson 20 mars 2010 à 23:31

    Le menteur Gewerc est même allé se vanter au journal le Parisien que MG Buffet aurait pris un rendez-vous avec ce sinistre personnage, suite à un accord avec sa démarche ! La secrétaire nationale du PCF a, bien entendu, démenti et réclamé des excuses publiques.

    Ci-dessous, la lettre de Thierry Aury nous en informant, ainsi que la lettre de MG Buffet envoyée au diviseur Gewerc :

    Aux membres du Comité régional PCF
    Ci joint copie de la lettre adressée ce jour par Marie-George Buffet à Claude Gewerc après qu’il ait annoncé de manière mensongère dans une interview au Parisien du 18 mars une rencontre prochaine avec elle, laissant ainsi à penser que la secrétaire nationale du PCF approuvait son comportement lors de ce 2e tour des Régionales.
    Décidément rien ne nous aura été épargné comme "intox" pour justifier l’exclusion du Front de gauche de la liste du 2e tour.

    A faire connaître aux communistes et au-delà.

    Fraternellement
    Thierry Aury


    Monsieur Claude Gewerc Président du Conseil régional de Picardie
    11 mail, Albert 1er
    80000 Amiens
    Paris, le 19 mars 2010 Monsieur le Président, Cher collègue,

    Quelle ne fut ma surprise à la lecture de la page régionale « Oise » du Parisien daté du 18 mars d’apprendre que j’aurais pris rendez vous avec vous, suite à un accord avec votre démarche, pour le second tour de l’élection régionale.
    Comme vous le savez, il n’en est rien et je vous demande de rectifier cette fausse information auprès de la rédaction du journal.
    De telles pratiques sont à mes yeux très loin de ce que l’on attend de rapports entre les partis que nous représentons.

    Dans l’attente d’excuses de votre part,
    Recevez, Monsieur le Président et cher collègue, mes salutations distinguées.
    Marie-George Buffet

  • Pouget Alain 20 mars 2010 à 23:56

    La question est de savoir à qui - sur le long terme - profitera l’éviction d’une constituante de Gauche ?

    A ce jour, il reste notable que la récente campagne électorale du Front de gauche peut avoir des effets positifs pour l’avenir...

    En effet, le résultat inattendu de la part de la majorité des médias et malgré tout obtenu par la liste FG en Picardie reste à souligner. De plus, les dynamiques militantes ou de soutients qui se sont opérées de fait sur ces terres et durant ces derniers jours sont à valoriser.

    Aussi pour ne pas sombrer dans l’amertume, ou la complainte, la mobilisation de nos idées, actions, et échanges, sont bien à développer !

    Car dans le mode actuelle de délégation de pouvoir, seule la folle expression d’égotismes domine, en outre elle ignore l’intelligence citoyenne ; par conséquent notre enjeu est bien d’avancer vers une Démocratie diirecte !

    Soit de construire une cité délivrée de Gremetz, Gewerc et autres égotistes !

    signé : Alain Pouget.
    Acteur pour le Front de gauche en Picardie.

  • Mohamed 21 mars 2010 à 12:32

    Bonjour,
    Dans l’article le journaliste (ou la journaliste) a dit que le nombre de siège éligible au rassemblement des trois listes est 33 sièges au moins.
    C’est un faux calcul, c’est juste 23 sièges (42 % de 57 sièges) = 23 Sièges !!!.
    (33 sièges est supérieure à la moitié des sièges donc supérieure à 50% !!!!)

    Amicalement,

    •  
      Michel Soudais 21 mars 2010 à 19:55

      Le calcul est rigoureusement exact. Vous omettez la prime de 25% des sièges attribuée à la liste arrivée en tête, qui représente 15 sièges dans cette région.

  • BRUNEL g ; 21 mars 2010 à 15:10

    enfin une analyse objective de la situation en Picardie,tous les autres déclarations,artiles de presse pour justifier l’attitude de Gewerc ne sont que mise en scène, habillages pour déstabiliser l’électeur de gauche .J’ai expliqué que nous ne pouvions pas accepter d’être considéré comme des sous-électeurs:un homme(une femme)=une voix qu’elle soit rose, verte ou rouge.

  • alain Lalan 21 mars 2010 à 16:32

    entre le socialisme et le capitalisme ,oui il y a une différence énorme !
    entre le parti socialiste et la droite ..ce n’est qu’une position géographique d’installation dans l’hémicycle...ils font la même politique ! si le PS avait une idéologie socialiste ça se saurait !

  • Sébastien Fontenelle 21 mars 2010 à 21:55

    "Oui, il y a des différences entre la droite et les "socialistes"".
    Et en effet : les "socialistes" ont, par exemple, plus hystériquement privatisé que n’avait osé le faire l’excellent Juppé.

  • Mohamed 22 mars 2010 à 01:50

    Oui je me trompe désolé !

  • LECOINTE 3 mai à 14:05

    quel est la difference entre la droite et le P S c est les méme guignol qui ne pensent qu a gagné de l argent moi qui eu des membres de ma famille déportés a auswitcch et en allemagne de plus mon oncle burckel qui a fait construire une maison de retraite a amiens avc ses sous qui a fait la guerre d espagne et devenu resistant ce que beaucoup de gens qu ils se disent politiciens on ne vois pas de fait de résistance mais on créve avec ses ordues. je n admet pas que ses socialistes avec leurs salaires et leurs avantages se permettent de maitre les communistes dont les miens ont été déportés.je ne peu pérmettre que l on fasse la chasse aux sorcieres.je suis depuis plusieurs années en train de faire de recherche sur les collaborateurs ainsi qu une historienne fait une recherche a la préfecture de police sur les communistes qui ont été déportés.

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