L’aveu tardif de Bachelot
Bel aveu de Roselyne Bachelot, vendredi dernier à l’Assemblée nationale. Pour repousser un amendement du député UMP Dominique Tian, qui invoquait le volontariat pour faire travailler à distance les salariés pendant un arrêt-maladie, la ministre de la Santé a lancé : « Chacun sait très bien que dans une entreprise le volontariat est une notion très difficile à apprécier et que, dans le contexte d’un marché du travail extrêmement tendu, il existe toutes sortes de moyens pour faire pression sur le salarié. » C’est pourtant ce même volontariat qu’a invoqué le gouvernement pour faire passer la généralisation du travail du dimanche, ou le recours aux heures supplémentaires à la discrétion du seul patronat, note ironiquement le député communiste Roland Muzeau, qui y voit une preuve supplémentaire du double langage de la droite.
Des rebelles dans l’UMP
Après Alain Juppé, qui estimait début octobre que Nicolas Sarkozy se « foutait du monde », ce sont 24 sénateurs UMP qui sont montés au créneau contre le projet de réforme de la taxe professionnelle avec… Jean-Pierre Raffarin, comme rebelle en chef ! On est prié de ne pas rire, car les sénateurs ont juré-craché qu’ils ne voteront pas la réforme en l’état au prétexte que les nouvelles règles de financement des collectivités locales passent avant celle des compétences desdites collectivités. Les « dissidents » ont cependant promis de conserver leur sang-froid et de rester « dans le camp des réformateurs ». Ouf ! On est rassuré…








