Au mois de septembre, le service du 115 n’a pu satisfaire les trois quarts des demandes d’hébergement d’urgence qui lui ont été adressées. « Une situation alarmante », regrette la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars), qui dévoile ce chiffre. Ce « déficit persistant de places d’hébergement [est] dénoncé depuis plusieurs années », explique Florent Gueguen, directeur général de la Fnars, qui demande à Cécile Duflot de pérenniser les lits mobilisés temporairement dans le cadre des plans hivernaux. Face à ce manque de prise en charge et au délai d’attente pour accéder à un toit, beaucoup de sans-abri découragés n’appelleraient même plus le numéro d’urgence.


