15 Messages de forum

  • Chute du Mur, 20 ans déjà ! Et si ’ La fin de l’Histoire ’ était le début de la ’ Grande Cata ’ ?

    Cette question trouvée sur le portail suisse Pnyx.com rappelle opportunément, vingt ans plus tard, le grand débat engendré par le célèbre article ’La fin du monde’ de Francis Fukuyama, publié dans le numéro d’été 1989 de la revue ’National Interset’ et reproduit par la revue ’Commentaire’ dans l’édition d’automne de la même année.

    2009 : comment les événements que la planète vit depuis un an doivent-ils être mis en perspective vis à vis de la fin de guerre froide ? Pour voir le détail du débat provoqué par cet article de Fukuyama, aller : http://www.pnyx.com/fr_fr/sondage/410

    La question qui se pose aujourd’hui n’est-elle pas :

    En 2008, dans l’immense clash planétaire du système financier, la dynamique engendrée depuis 1989 s’est-elle révélée une impasse ? 20 ans plus tard, ’l’Histoire’ doit-elle finalement se réinventer ?

    Ou au contraire, cette dynamique engendrée en 1989 reste-t’elle valide et la crise de 2008 n’est-elle qu’un ’incident de parcours’ qui ne modifie pas le ’cap’ engagé après la chute du mur ?

  • Régime de banane 9 novembre 2009 16:48, par Henri-Georges NATON

    Si les bananes étaient interdites alors bien courageux devait être la personne que j’ai croisée en 1982 portant tout un régime sur l’Alexander Platz (pour l’anectode c’est la première fois de ma vie que je voyais un régime de banane en vrai).

  • Cette affirmation sur "l’interdiction" des bananes fait partie des imbécilités journalistiques accumulées depuis quelques jours.

  • excellent ! Lire aussi l’article de Slavoj Zizek sur le Monde. Toutefois, il se glisse quelques nuances dans le concert journalistique. Dans Interceptions sur france inter, dimanche matin, on entendant quelques voix désabusées sur le passage au capitalisme... Et quand on a des témoignages d’artistes et d’intellectuel, ils sont consternés par ce qu’il est advenu d’une vie culturelle livrée au marché.. ; Je ne sais plus d’où vient cette citation, mais je l’aime bien : "On savait déjà, avant la chute du mur, que toute la propagande nous vantant le régime était fausse ; on a découvert, après sa chute, que toute la propagande dénigrant le capitalisme était vraie !"

  • C’est exactement ce que me disent mes amis russes. Et ils ajoutent : "c’est cela la liberté dont tu nous parlais ?....

  • En lisant cet article qui tend à nuancer la vision caricaturale donnée ces jours-ci ( plus manifestement encore) par les médias "grand public" sur l’enfer des pays socialistes et le paradis capitaliste, on se demande comment le même journaliste peut avoir une vision aussi caricaturale et déformée de la Russie qui rejoindrait presque celle de ceux qui en sont restés à la guerre froide, comme les célèbres duettistes BHL et Glucksmann, dont le délire anti-russe est uniquement motivé par l’indignation morale. Cela va de soi.

  • Mais comment pouvez vous dire que j’ai une idée caricaturale de la Russie ? J’ai la même appréciation sur "l’arnaque" libérale que l’Occident a vendu aux Russes. Je n’appréciais pas le manque de liberté dont souffraient les Russes mais je sais ce qu’il y avait de positif dans ce régime, une fois qu’il a été débarrassé du stalinisme. Et je ne voudrais pas, pour aujourd’hui, être le moins du monde assimilé à BHL. Mais, il se trouve que j’ai vécu les deux guerres de Tchéchénie, que mon amie Anna Politovskaïa a été assassinée, que la Russie vend ses richesses sans en faire profiter la population, que les mineurs travaillent encore plus durement et dangereusement que du temps de l’URSS, que les retraités touchent des sommes misérables, que je connais la vie difficile de ceux des amis qui ne veulent pas devenir des "marchands"... Et, en plus, j’aime ce pays. Avec ses défauts.

  • C’est assez curieux de constater à quel point le mot "libéral", qui signifiait autrefois "généreux, magnanime", est aujourd’hui quasiment synonyme de "fripon". Les amis de la (vraie) liberté devraient songer que ce mot "libéral" (et ses dérivés) possède des connotations trop nobles pour être laissé à l’ennemi. "Capitalisme" est plus franc, quoique peut être encore trop gentil, trop neutre pour qualifier comme il le mérite le système qui ose concevoir et mettre en place l’industrie des nécro-carburants. Quoique je déplore que vous souteniez l’entreprise de conversion de l’écologie au capitalisme (quel non sens !) nommée Europe Ecologie, je vous félicite et vous remercie pour cet article.

  • Le métier de journaliste ne consiste pas à toujours faire plaisir à tout le monde !

  • Il ne s’agit pas de faire plaisir à tout le monde, mais simplement de reconnaître qu’il n’y a que très peu de rapports entre André Gorz et l’opportuniste Cohn Bendit, et tout aussi peu entre Europe Ecologie et l’écologie politique...

  • Chute du mur : Pour le meilleur, comme pour le pire...

    20 ans. Vingt ans que le mur de la honte est tombé. Entraînant dans sa chute celle du communisme, du totalitarisme et de toutes les ignominies d’un pouvoir stalinien.

    Le capitalisme a pu envahir le monde, se propager à toute allure, matérialisé par des Mc Do, des parcs d’attractions, des jeans et des chewing-gums. Caractérisé par le libéralisme, l’ouverture des frontières, le développement des marchés financiers, la libre entreprise. Des millions de gens ont goûté à la liberté et se sont félicités de voir disparaître l’armée Rouge, la Stasi et son parti unique.

    Mais qu’ont-ils véritablement gagné ? L’ennemi d’hier s’est transformé. Aujourd’hui, il faut, non pas avoir peur des « cocos », mais des terroristes. De l’islamisme voire de l’islam (confusion que beaucoup aiment entretenir). Ce capitalisme longtemps vanté auparavant, est devenu destructeur, voire meurtrier.La crise des subprimes n’est qu’un des reflets des limites de ce modèle. Les multiples suicides, un autre aspect d’un système parfois morbide. La chute du mur a été l’illusion que ce système libéral pourrait prospérer en maître, séduire tous les pays et enfin faire connaître au monde entier : Liberté, bonheur et prospérité. Hélas il n’en est rien... C’est ce libéralisme, poussé à l’extrême qui ruine chaque jour un peu plus notre terre. C’est également lui qui accroît inégalités et pauvreté. C’est enfin toujours lui qui détruit nos travailleurs, ôte le sens de leur production… celui de leur vie.

    Faut-il se réjouir de la chute d’un modèle, pour l’hégémonie d’un autre ? Oui et non. Le communisme a été la pire des choses. Mais certains diront que le libéralisme et le communisme, à l’époque, étaient en concurrence. Aujourd’hui, qui peut oser remettre en cause ce sur quoi nous reposons tous ? Ce serait admettre que nous n’avons pas beaucoup d’alternatives. Le modèle parfait d’hier n’est plus, aujourd’hui, qu’un lointain souvenir.

    Le meilleur de cette chute a aussi fait venir le pire. Peut-être saurons nous repenser notre société, revoir les fondements, et prendre en compte, l’Homme, la Nature, la Vie. Beaucoup s’acharnent à ce travail. Les partisans de la décroissance, ceux qui veulent inclure le bonheur comme indicateur du PIB…

    Allons-nous les écouter ? Allons-nous enfin savoir maîtriser, contrôler ce capitalisme effréné ? D.Perrotin

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  • Chute du MUR : Pour le meilleur, comme pour le pire...

    20 ans. Vingt ans que le mur de la honte est tombé. Entraînant dans sa chute celle du communisme, du totalitarisme et de toutes les ignominies d’un pouvoir stalinien.

    Le capitalisme a pu envahir le monde, se propager à toute allure, matérialisé par des Mc Do, des parcs d’attractions, des jeans et des chewing-gums. Caractérisé par le libéralisme, l’ouverture des frontières, le développement des marchés financiers, la libre entreprise. Des millions de gens ont goûté à la liberté et se sont félicités de voir disparaître l’armée Rouge, la Stasi et son parti unique.

    Mais qu’ont-ils véritablement gagné ? L’ennemi d’hier s’est transformé. Aujourd’hui, il faut, non pas avoir peur des « cocos », mais des terroristes. De l’islamisme voire de l’islam (confusion que beaucoup aiment entretenir). Ce capitalisme longtemps vanté auparavant, est devenu destructeur, voire meurtrier.La crise des subprimes n’est qu’un des reflets des limites de ce modèle. Les multiples suicides, un autre aspect d’un système parfois morbide. La chute du mur a été l’illusion que ce système libéral pourrait prospérer en maître, séduire tous les pays et enfin faire connaître au monde entier : Liberté, bonheur et prospérité. Hélas il n’en est rien... C’est ce libéralisme, poussé à l’extrême qui ruine chaque jour un peu plus notre terre. C’est également lui qui accroît inégalités et pauvreté. C’est enfin toujours lui qui détruit nos travailleurs, ôte le sens de leur production… celui de leur vie.

    Faut-il se réjouir de la chute d’un modèle, pour l’hégémonie d’un autre ? Oui et non. Le communisme a été la pire des choses. Mais certains diront que le libéralisme et le communisme, à l’époque, étaient en concurrence. Aujourd’hui, qui peut oser remettre en cause ce sur quoi nous reposons tous ? Ce serait admettre que nous n’avons pas beaucoup d’alternatives. Le modèle parfait d’hier n’est plus, aujourd’hui, qu’un lointain souvenir.

    Le meilleur de cette chute a aussi fait venir le pire. Peut-être saurons nous repenser notre société, revoir les fondements, et prendre en compte, l’Homme, la Nature, la Vie. Beaucoup s’acharnent à ce travail. Les partisans de la décroissance, ceux qui veulent inclure le bonheur comme indicateur du PIB…

    Allons-nous les écouter ? Allons-nous enfin savoir maîtriser, contrôler ce capitalisme effréné ? D.Perrotin

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  • Bonsoir Claude-Marie, je viens de voir un film (Le Perroquet Rouge de Dominik Graf) qui est une peinture admirable de ce que pouvait être la vitalité des jeunes gens qui vivaient en RDA avant la construction du mur certes, mais sous régime autoritaire tout de même. Ce qui y est raconté entre tout à fait en résonance avec votre propos.

  • Merci de votre message. L’Allemagne de l’Est, sous régime autoritaire, n’était certes pas un paradis mais pas non plus l’enfer décrit aujourd’hui. On y vivait et l’autre "paradis" offert est simplement celui d’un consommation à laquelle tout le monde ne peut pas avoir accès parce que les Allemands de l’Est sont passés de l’égalitarisme aux inégalités...

  • Le système de l’est était vermoulu , usé , depuis longtemps : et il serait intelligent d’en démonter les mécanismes profonds , ce qui a d’ailleurs été fait par des observateurs perspicaces depuis les origines , c’est-à-dire la prétendue révolution russe . L’inculture historique, politique, économique des personnes qui se disent de gauche est consternante . Incapables d’un regard critique sur le système soviétique ! Et le résultat est là : le néant de gauche un peu partout . Les ultra-libéraux seraient bien stupides de ne pas en profiter. Mais ils sont trop cupides et aussi arrogants que des staliniens confits dans leurs certitudes, ils nous mèneront à d’autres désastres. Tragique.

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