Laura, Rivière sans retour, le Mystérieux Docteur Korvo, Autopsie d’un meurtre… L’éclectique filmographie d’Otto Preminger comporte de magnifiques œuvres, mais aussi de grands films malades, boursouflés (le Cardinal) ou frisant le ridicule (Que vienne la nuit), mais parfois l’infra-ridicule est source de grands plaisirs… Tandis que Laura ressort sur les écrans et que la Cinémathèque, à Paris, organise une rétrospective de ce fils d’un haut fonctionnaire de l’Empire austro-hongrois, les éditions Capricci lui consacrent un beau et sensible livre collectif, qui s’ouvre sur des « souvenirs oubliés d’Otto Preminger » sous la plume de Louis Skorecki : « Eh oui, Otto n’est jamais synchrone avec son époque, écrit-il. Avance, retard, il est toujours là où on ne le cherche pas, là où on ne l’attend pas ».


