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Publié le 13 octobre 2010
Fidèle Joffrin!

Fidèle Joffrin!

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(Le chef de l'État français crie dans l'Élysée le nom de Raymond Soubie, «conseiller social» du chef de l'État français.)

Illustration - Fidèle Joffrin!

⎯ Vous m'appelâtes, Nicolas?

⎯ Dix fois.

⎯ Je n'ai pas entendu: je répondais off à des journalistes.

⎯ Précisément, Raymond: je voulais savoir si vous étiez l'auteur de l'éditorial de Laurent Joffrin paru hier dans Libération ?

⎯ Moi?

⎯ Vous.

⎯ Du tout.

⎯ Voyez pourtant: ce qu'il écrit rappelle furieusement vos notes sur la réforme des retraites.

⎯ Ce n'est pas nouveau.

⎯ Certes pas, mais là, tout de même: dès l'abord, il écrit que «chacun peut comprendre que des sacrifices sont nécessaires» .

⎯ J'ai lu.

⎯ Mais n'est-ce pas le fondement de nos menteries?

⎯ Je crains que si.

⎯ Au reste, voyez encore: il écrit aussi que «la majorité des Français, de toute évidence, juge qu'on ne peut pas rester en l'État, et qu'une réforme, celle-ci ou une autre, est nécessaire» .

⎯ Fidèle Joffrin!

⎯ Et là - je vous jure qu'on dirait du Soubie: le voilà qui fustige «ceux qui souhaitent une radicalisation du mouvement» !

⎯ Aaaaah, les sales petits bâtards!

⎯ Écoutez cela, Raymond: «Les directions syndicales, au sommet et dans les entreprises, (...) ne peuvent pas se transformer en marchandes d'illusions» !

⎯ Je n'aurais pas mieux dit!

⎯ Mais justement: n'est-ce pas dit sous votre dictée?

⎯ Je vous promets que non.

⎯ Mais Joffrin n'est-il pas de gauche?

⎯ Assurément si: mais de droite.


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